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« 24h Jérusalem » le samedi 12 avril 2014 sur Arte

Vingt-quatre heures, minute par minute, pour raconter une journée de la vie de Jérusalem. Une programmation et un dispositif web exceptionnels, une prouesse technique, à la mesure de cette ville-monde magique et contradictoire, diffusé sur Arte le 12 avril 2014 dès 6h du matin.

Les 24 heures du programme documentaire, ainsi que les contenus de second écran, resteront ensuite accessibles gratuitement en ligne pendant deux mois.

Au terme de ce délai, il sera possible de consulter une “bibliothèque numérique” du projet, constituée de textes, de photos et de vidéos organisés de façon thématique ».

Pour en savoir plus, repris du site Arte

- Présentation rapide :

« 24h Jérusalem » raconte un jour de cette ville magique et pleine de contradictions. Au cœur d’un point chaud du globe, un projet unique à découvrir à la télévision et sur Internet.

Jérusalem. Une ville absolument unique au monde. Lieu intense et lieu de tensions, lieu de désir et lieu de foi. Ici, ciel et terre s’embrassent, et avec eux, les religions de ce monde. Mais Jérusalem, c’est aussi la ville où les conflits s’exacerbent. Israéliens et Palestiniens s’affrontent depuis des décennies pour leur place dans la ville divisée.

Grâce à « 24h Jérusalem », plongez-vous durant tout un jour dans ce creuset mystique. Vivez des rencontres passionnantes dans le dédale des rues et au pied des murailles de la cité plusieurs fois millénaire. Et faites connaissance avec quelques-uns de ses habitants, qui chaque jour, chaque instant, se heurtent à de nouveaux obstacles, de nouvelles frontières.

- Le site « 24h Jérusalem » avec des informations et des vidéos
http://www.24hjerusalem.tv/fr

- Une présentation longue :

« Plus qu’aucune autre ville dans le monde, Jérusalem fascine et effraye à la fois. Creuset des trois religions monothéistes, terre de cultures aussi riches que diverses, poudrière politique, elle est au cœur des préoccupations de tous ceux qui espèrent voir la paix s’installer un jour dans cette région.

Pour les Européens en particulier, Jérusalem est une ville mystérieuse, loin d’avoir livré tous ses secrets. C’est la raison pour laquelle ARTE, chaîne culturelle et européenne, donc par définition curieuse et ouverte aux autres, a voulu partir à sa rencontre, pour mieux la connaître et pour mieux la comprendre.

Avec ce format très particulier, la chaîne poursuit ainsi l’aventure de 24h Berlin, diffusée en 2009. ARTE plonge au cœur de Jérusalem – infiniment plus complexe que Berlin – pour retracer vingt-quatre heures durant, minute par minute, le quotidien de quatre-vingt dix de ses habitants.

Une fenêtre hors-norme ouverte sur la ville, diffusée du samedi 12 avril à 6.00 du matin au lendemain matin, le dimanche 13 avril à 6.00, en France, en Allemagne, et bien au-delà.

ARTE est heureuse d’avoir pu réaliser ce projet audacieux en étroite coopération avec la Bayerischer Rundfunk, zero one 24 et Alegria Productions. Nous nous félicitons de ce que, malgré la complexité de la production, toutes les équipes, européennes, israéliennes et palestiniennes, soient parvenues à élaborer ce tableau aussi impartial que possible et d’une grande valeur documentaire, non seulement aujourd’hui, mais aussi pour les générations à venir. J’espère qu’au lendemain de la diffusion, nos téléspectateurs pourront se dire que Jérusalem ne leur est plus étrangère.

Vingt-quatre heures, minute par minute pour raconter une journée de la vie de Jérusalem. Une programmation exceptionnelle et une prouesse technique, à la mesure de cette ville-monde magique et contradictoire.

À Jérusalem, chaque pierre est chargée d’histoire et chaque histoire est une plongée à travers les siècles. La Ville sainte, essentielle pour les trois religions du Livre, est un centre spirituel qui attire chaque année des centaines de milliers de pèlerins. Mais c’est aussi l’épicentre d’un conflit de plus de soixante ans, dont les lignes de front traversent le cœur même de la cité. Capitale “éternelle et indivisible” pour Israël, elle est pour les Palestiniens une capitale occupée et confisquée.

En marge du conflit qui s’éternise, « 24h Jérusalem » raconte cette ville à nulle autre pareille à travers ses habitants : 90 hommes et femmes de tous horizons, sur une population de quelque 800 000 personnes, qui ont accepté de partager leur quotidien, pour quelques heures ou tout au long du jour, avec les 70 équipes de tournage mobilisées. Israéliens, Palestiniens, expatriés, juifs, musulmans et chrétiens, croyants et athées, couche-tard et lève-tôt, chacun habite « sa » Jérusalem, qu’il investit de ses rites, de ses rêves, de ses routines ou de ses craintes.

Au travail ou au repos, dans les rues tour à tour animées et désertes, dans l’intimité des logements, du plus modeste au plus cossu, dans les temples, les mosquées ou les églises, de la vieille ville aux banlieues proches, auprès des colons israéliens comme des réfugiés palestiniens, cette mosaïque de trajectoires et de destins dévoile au fil des heures les mille facettes d’une ville sous tension permanente, morcelée, passionnante et contradictoire.

Programmation-événement, « 24h Jérusalem », qui s’inspire de la réussite de 24h Berlin, réalisé en 2009, est diffusé

vingt-quatre heures durant, de 6 heures du matin le 12 avril au lendemain matin à la même heure. Ces dizaines d’histoires, suivies en temps réel, se mêlent, se répondent ou s’opposent, au fil d’un montage fleuve qui nous fait vivre, minute par minute, à l’heure de Jérusalem. Cette narration strictement chronologique s’interrompt brièvement, toutes les demi-heures, pour proposer des cartes et des informations générales qui permettent au téléspectateur de resituer les événements dans une vision plus historique et globale.

Projet monumental, « 24h Jérusalem » a mobilisé 500 personnes pour un tournage en temps réel à haut risque politique. Le tournage a eu lieu en avril 2013, un an avant la diffusion.

Au total, 70 équipes de quatre personnes, constituées d’un tiers de Palestiniens, d’un tiers d’Israéliens et d’un tiers d’Européens, ont été à pied d’œuvre. La majorité d’entre elles a suivi les 90 protagonistes, d’autres équipes, dont l’une en hélicoptère, captant la vie de la ville au fil des heures pour quelque 500 heures de rushes.

Jusqu’au dernier moment, le projet a été suspendu à des menaces de boycott. Un premier tournage, initialement prévu à la fin de l’été 2012, a dû ainsi être annulé in extremis après deux années de préparation, les organisations palestiniennes ayant accusé le projet de partialité envers Israël, et ayant appelé leurs compatriotes, filmeurs et filmés, à s’en retirer. Le renfort d’équipes européennes, et une séparation stricte entre Israéliens et Palestiniens, tant en matière de contenu éditorial que d’organisation, a ensuite permis de relancer le processus, avec une structure tripartite et paritaire. Mais le jour J venu, le 18 avril 2013, un nouveau mot d’ordre de boycott a dissuadé les Palestiniens de tourner. Les équipes israéliennes et européennes ayant travaillé malgré tout comme prévu, les Palestiniens se sont finalement ravisés et ont filmé « leurs » 24 heures sur 3 jours.

« 24h Jérusalem » a été financé par des fonds européens provenant principalement de France et d’Allemagne. Le montage s‘est déroulé à Berlin sous la direction de deux chefs-monteurs européens assistés de deux monteurs respectivement palestinien et israélien.

« 24h Jérusalem » n’est pas seulement un programme documentaire qui fait voler en éclats les formats télévisuels, c’est aussi un projet web novateur, qui avant, pendant et après la diffusion offre aux internautes des contenus enrichis pour tous les écrans, disponibles en ligne sur arte.tv/24hjerusalem. Un site développé en France par les sociétés de production Alegria et Upian, en étroite collaboration avec zero one 24, ARTE et la BR .

Avant : Le 19 mars, soit 24 jours avant la diffusion, le compte à rebours de cet événement exceptionnel démarre sur le web. Volker Heise, le maître d’œuvre du projet, proposera chaque jour un regard exclusif sur sa production. Il y dévoilera les difficultés rencontrées lors de la préparation du tournage dans cette ville déchirée par des conflits ancrés dans l’histoire et dans l’actualité. Il commente lui-même spontanément ses images tournées sur le vif. En parallèle, on pourra découvrir des extraits du programme, sous forme d’une douzaine de vidéos thématiques.

Pendant : Pendant la diffusion, les téléspectateurs pourront à tout moment synchroniser leur téléviseur avec un second écran (tablette, smartphone, ordinateur) pour enrichir leur expérience documentaire à travers des contenus complémentaires tels que des fiches d’informations comportant notamment des infographies, des illustrations, des cartes…

Une partie de l‘équipe web sera installée à Jérusalem pour réaliser une expérience documentaire en direct. L’équipe sera composée de représentants de différentes disciplines (de la vidéo au dessin et à l’animation, de la fiction au documentaire), Européens et habitants de Jérusalem Est et Ouest, dont des élèves des écoles d’art, de cinéma et de photographie de la ville. Les différents membres de l’équipe utiliseront l’outil Vine proposé par Twitter pour poster leurs vidéos de 6 secondes via #24hjerusalem. Leurs vidéos Vines seront intégrées dans le programme second écran. Qu’ils soient à Jérusalem, Paris, Berlin ou ailleurs, les internautes seront invités à poster leurs propres commentaires, photos et vidéos sur Jérusalem via #24hjerusalem . Une sélection de ces vidéos sera intégrée au second écran.

Après : Les 24 heures du programme documentaire, ainsi que les contenus de second écran, resteront ensuite accessibles gratuitement en ligne pendant deux mois. Au terme de ce délai, il sera possible de consulter une “bibliothèque numérique” du projet, constituée de textes, de photos et de vidéos organisés de façon thématique ».

Source : Arte