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Alias Caracalla, au cœur de la Résistance

La mini-série télévisée, adaptée de l’ouvrage Alias Caracalla de Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, sera diffusée sur France 3 les 25 et 26 mai 2013 à 20h45, à l’occasion du 70e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance et de l’arrestation de Jean Moulin à Caluire.

Sortie en double DVD (avec 27 minutes de bonus) le 20 juin 2013.

Il y a soixante-dix ans, le 21 juin 1943, Jean Moulin était arrêté lors d’une réunion organisée chez le Dr Dugoujon à Caluire, près de Lyon, puis conduit au siège de la Gestapo pour y être interrogé par Klaus Barbie, ainsi que Raymond Aubrac et six autres résistants.
Peu de temps avant son arrestation il avait créé le Conseil national de la Résistance, qui réunissait les dirigeants de tous les groupes de la résistance française.

À l’occasion de ce 70e anniversaire, les deux épisodes de la mini-série Alias Caracalla, au cœur de la Résistance seront diffusés sur France 3 les 25 et 26 mai 2013 à 20h45.

- Les rebelles du 17 juin 1940 : Samedi 25 mai 2013 à 20h45
- Rex (Jean Moulin), mon patron : Dimanche 26 mai 2013 à 20h45

Réalisée par Alain Tasma, avec Jules Sadoughi, Eric Caravaca, Nicolas Marié, Lou de Laâge, Jean-Michel Fête et Julie Gayet, elle est adaptée du récit de Daniel Cordier, Alias Caracalla, disponible dans la collection Folio.

"Voici donc, au jour le jour, trois années de cette vie singulière qui commença pour moi le 17 juin 1940, avec le refus du discours de Pétain puis l’embarquement à Bayonne sur le Léopold II. J’avais 19 ans. Après deux années de formation en Angleterre dans les Forces françaises libres du général de Gaulle, j’ai été parachuté à Montluçon le 25 juillet 1942. Destiné à être le radio de Georges Bidault, je fus choisi par Jean Moulin pour devenir son secrétaire. J’ai travaillé avec lui jusqu’à son arrestation, le 21 juin 1943. Ces années, je les raconte telles que je les ai vécues, dans l’ignorance du lendemain et la solitude de l’exil. J’ai choisi pour cela la forme d’un "journal", qui oblige à déplier le temps et à fouiller dans les souvenirs. Les conversations que je relate ont pris spontanément la forme de dialogues. Qu’en penser après tant d’années ? J’ai trop critiqué les souvenirs des autres pour être dupe de mes certitudes : là où finissent les documents, commence le no man’s land du passé, aux repères incertains. "

Daniel Cordier

Résumé : Daniel Cordier a 20 ans le 17 juin 1940, lorsque le maréchal Pétain demande l’armistice au vainqueur allemand. Révulsé, ce monarchiste convaincu veut continuer à se battre. Mais c’est un peu par hasard qu’il se retrouve à Londres. Incorporé dans la Légion du général De Gaulle, alors inconnu, il fait ses classes d’officier puis entre dans les services secrets de la France Libre. Parachuté à Lyon pour y tenir le rôle de secrétaire de Georges Bidault, membre du réseau Combat, il doit remettre l’argent de la Résistance au représentant de De Gaulle en zone libre : Rex. Celui-ci, qui n’est autre que Jean Moulin, lui demande de devenir son secrétaire...


Deux nouveautés sont également au programme des Éditions Gallimard : De L’Histoire à l’histoire, de Daniel Cordier (collection Témoins Gallimard) et L’Affaire Jean Moulin : trahison ou complot ?, de Jacques Gelin (collection Hors série Connaissance).

A lire sur le sujet :

- La critique du Point
- Le site dédié de France 3

Remarque : si vous entendez Daniel Cordier à la radio ou télévision, encore très en forme à 92 ans, il explique qu’il vient d’une famille « Action française », qu’il était antisémite. Cela ne l’a pas empêché, comme résistant, de sauver des juifs, tout en restant antisémite. Il a compris plus tard et s’en repend et s’en excuse encore aujourd’hui.
RV